Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 23:04

Le gouvernement engage sa responsabilité devant l'Assemblée Nationale ce mardi 17 mars, sur une déclaration de Politique Etrangère.

Il évite ainsi un vote sur la réintégration par la France du commandement intégré de l'OTAN décidée par Nicolas Sarkozy.

L'ancien Premier Ministre Dominique de Villepin
critique cette décision.


Pourquoi êtes-vous hostile à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN ?

On a présenté cette décision comme le résultat d'un processus continu de régularisation. Ce n'est pas mon point de vue. Au fil des années, nous avons pris, c'est vrai, des initiatives pour maximiser la contribution de la France au fonctionnement de l'OTAN, mais avec toujours le même souci : préserver notre position originale et singulière au sein de l'organisation. Ce qu'on nous propose aujourd'hui est une rupture politique et symbolique.

Vous voulez absolument être le défenseur du gaullisme ?

Je m'exprime moins au nom d'une fidélité ou d'une doctrine qu'au nom d'une expérience et d'une conviction. L'OTAN ne doit pas devenir une ONU bis ou le bras armé de l'Occident.

M. Chirac avait envisagé cette réintégration lorsque vous étiez secrétaire général de l'Elysée.

Oui, mais c'était en 1995, dans un contexte très particulier, juste après la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'URSS et la fin de la guerre froide. Les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak ont changé la donne. Le concept de "guerre contre le terrorisme" est une aberration. La peur a conduit à renouer avec la dangereuse logique des blocs. La position originale de la France permettait de la contrecarrer. Même en 1995, je n'étais pas personnellement favorable à cette réintégration, car j'ai toujours pensé que l'indépendance de la France était intimement liée à notre singularité et à notre vocation diplomatique de pont entre l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud. La France n'est pas un pays comme les autres du fait de son histoire, de sa présence outre-mer, de son statut de membre du Conseil de sécurité. Tout cela nous confère des devoirs et des responsabilités, comme nous avons pu le faire en Irak. Le risque qui nous guette, c'est un rétrécissement de notre ambition et une banalisation de la voix de la France, alors même que l'affirmation de notre spécificité constituait un élément de notre identité et une garantie de protection.

Si la France avait réintégré le commandement militaire de l'OTAN, elle n'aurait pas pu avoir un message fort sur l'Irak ?

Dans cette crise, il y a eu deux aspects. L'un, consensuel, a consisté à ne pas envoyer de troupes en Irak ; l'autre, beaucoup plus audacieux, a été d'empêcher les Etats-Unis, nos très proches alliés, d'utiliser la légitimité onusienne pour valider la guerre. Nous avons mené un combat et cherché à convaincre nos partenaires qu'il y avait un risque majeur d'affrontement avec le monde arabe et l'islam. C'était le devoir de la France d'éviter ce choc entre l'Orient et l'Occident. Beaucoup d'hommes politiques ne nous suivaient pas et plaidaient pour que la France ne fasse pas de vagues. Je crains que, désormais, nous ne puissions plus nous autoriser cette audace.

Le contexte a changé. N'est-il pas temps d'évoluer ?

Je ne veux pas faire de procès d'intention à Nicolas Sarkozy. Nous aurons très vite l'occasion de vérifier si nous sommes capables ou non de préserver une position originale. Ainsi en Afghanistan, Barack Obama a décidé d'augmenter la présence militaire américaine. Saurons-nous faire prévaloir notre propre vision ? En 2001, les choses étaient claires, il s'agissait de lutter contre un sanctuaire du terrorisme ; aujourd'hui, l'échec est patent. La présence de troupes étrangères coalise contre elles une grande partie des forces de ce pays. J'estime qu'il n'y a pas de solution militaire et qu'il faut entrer dans un processus de désengagement, couplé avec une nouvelle stratégie régionale et un fort soutien économique et social.

Ne faut-il pas renoncer à la singularité française, qui irrite nombre de nos partenaires, pour relancer l'Europe de la défense ?

Le président de la République fait ce pari. Je crains que l'inverse ne se produise. Dans l'immédiat, le signal que nous donnons est un renforcement atlantique dont la politique européenne de défense n'est qu'un élément marginal. Là encore, les tests concrets viendront très vite. Quid de l'agence européenne de défense ? De la constitution d'un état-major européen ? De la création d'une force d'intervention rapide qui était censée atteindre l'objectif de 50 000 à 60 000 hommes ? Nous en sommes extrêmement loin.

M. Fillon a-t-il raison d'engager la responsabilité du gouvernement sur ce sujet ?

D'un côté, il reconnaît l'importance du sujet ; de l'autre, il limite la liberté d'expression de la majorité en déplaçant la question. Ce n'est plus un vote pour ou contre la réintégration mais pour ou contre le gouvernement. La question mérite pourtant un débat de fond au-delà des clivages partisans. Je déplore que vole en éclats le consensus qui existait sur notre politique de défense. Tout cela me paraît malvenu en période de crise. Concentrons-nous plutôt sur l'essentiel : la réponse économique et sociale aux inquiétudes et souffrances des Français. Je crains que l'action du président de la République ne soit entachée aujourd'hui d'une trop grande dispersion et de confusion.

Que devrait-il faire ?

Revenir à un équilibre institutionnel plus conforme à notre Constitution et à nos traditions. Nous avons besoin d'un président qui défende une vision, soit capable de rassembler. En se substituant au premier ministre, il a du mal à jouer ce rôle de sage attaché à sa fonction. Et il prend le risque de voir sa légitimité contestée. Par la force des choses, le mécontentement se tourne vers celui qui semble détenir tous les leviers et prendre toutes les décisions. Dans ce contexte, s'ouvrir à des personnalités fortes, capables de marquer un rassemblement plus large, serait un bon signal. La majorité ne manque pas de talents désireux de servir, à l'image d'Alain Juppé.

Faut-il changer de politique ?

Il faut rassembler le pays autour de ses valeurs fondamentales : l'indépendance, les principes républicains, le sens de l'intérêt général. C'est nécessaire pour retrouver la confiance des Français. Cela ne relève pas d'une simple stratégie de communication. Il faut reconnaître certaines erreurs commises sur le plan institutionnel et politique et en tirer les leçons. C'est en faisant preuve d'écoute et d'humilité que l'on peut avancer.

Cela veut dire en finir avec la rupture ?

La rupture était une erreur. Elle a été un moyen de conquête mais elle ne correspond pas à la réalité du pays et, aujourd'hui, en temps de crise, elle est devenue dangereuse. On a le sentiment qu'il y a une idéologie au pouvoir qui obscurcit la capacité à avancer en rassemblant. Seul doit prévaloir l'intérêt de la France et des Français.




Propos recueillis par Françoise Fressoz et Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 17.03.09.
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/03/16/dominique-de-villepin-sur-l-otan-le-risque-c-est-un-retrecissement-de-notre-ambition_1168450_823448.html#ens_id=1152513
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 21:05

Alors que l’affaire Pérol connaît un nouveau rebondissement avec la révélation des indemnités perçues par l’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée pour le dossier Natixis, il est désormais acquis que la Présidence de la République a volontairement travesti la réalité entourant la prise en charge du séjour privé du couple Sarkozy au Mexique.

Une nouvelle fois Médiapart contribue à faire émerger une vérité qui tranche avec les déclarations officielles. Selon le site d’information en ligne, François Pérol, aurait perçu en 2006 pour près de 1,5 à 2 millions d’euros d’honoraires par Natixis, au titre de la préparation de la fusion de la Caisse nationale des Caisses d’épargne et des Banques populaires.

Faits à l’appui, Laurent Mauduit de Médiapart démontre que François Pérol contre un avis précédent de la Commission de déontologie de 2004 est intervenu, au nom d’intérêts privés, dans des dossiers qu’il a eu à gérer pour le compte de l’Etat lorsqu’il était conseiller ministériel à Bercy.

Le fait de se trouver imposé par l’Elysée à la tête du nouveau groupe bancaire alors que comme “Monsieur économie” du staff présidentiel François Pérol a eu connaissance d’informations confidentielles sur les autres banques françaises, désormais concurrentes, prête le flanc à des critiques fondées.

Ça fait beaucoup. Il est évident que Nicolas Sarkozy et ses proches collaborateurs, Claude Guéant notamment, ne pouvaient ignorer ces éléments. Ils éclairent d’un nouveau jour l’attitude de Nicolas Sarkozy qui avait avancé devant les caméras, la main sur le coeur, que la commission de déontologie avait été saisie, ce qui n’était pas le cas, de la situation de M. Pérol. Ils donnent un relief particulier aux pratiques de l’Elysée quand il s’était agi de travestir une correspondance privée obtenue du président de la commission de déontologie en avis favorable de cette dernière.

Mais, Médiapart va plus loin évoquant la publication au journal officiel daté du 13 mars d’un décret présidentiel entérinant la démission de François Pérol de la fonction publique. Une solution technique simple et efficace qui écarte la possibilité de tout recours devant le Conseil d’Etat pour contester la nomination du fonctionnaire Pérol, alors en situation de disponibilité, à la tête du nouveau groupe bancaire.

Dans ce contexte, assimilable à une poutinisation rampante de l’exécutif, les libertés prises par l’Elysée avec la réalité sur les conditions du séjour privé des époux Sarkozy au Mexique ne surprennent pas.

Officiellement, le couple présidentiel était l’invité du président mexicain Felipe Calderón.

Il est désormais acquis que Nicolas Sarkozy et son épouse ont été hébergés deux nuits à l’hôtel El Tamarindo Beach and Golf Resort. Ce court séjour, préalable au voyage d’Etat qui commençait le lundi, a suscité une vive polémique au mexique où le contribuable, par voie de presse et propos de l’opposition, a manifesté son refus de payer une addition salée (6 800 € en frais directs mais 50 000 € avec les accessoires, sécurité notamment).

Sommé de s’expliquer, le gouvernement mexicain, mis dans l’embarras par la déclaration des autorités françaises, a donné un éclairage différent en précisant qu’"En marge de la visite d’Etat du président Sarkozy à l’invitation du président Calderon, un groupe d’entrepreneurs mexicains a mis à la disposition du président Sarkozy une résidence sur la côte de l’Etat de Jalisco pour la durée de son séjour précédent ses activités officielles".

En fait, le groupe d’entrepreneurs se réduirait essentiellement en la personne de Roberto Hernandez Ramirez, un milliardaire mexicain ami proche de Félipe Calderon, accessoirement suspecté d’être un narco-traficant…

Comme le relève Rue 89, “A chaque vacances privées du président, l’histoire se répète : Nicolas Sarkozy trouve toujours un moyen de se faire inviter aux frais de riches hôtes, en général milliardaires”.

Son de cloche différent du côté de l’UMP. Dans un communiqué, le député UMP Eric Raoult dénonce “la tentation voyeuriste” et la “dérive du trou de serrure”, à propos de la polémique sur le séjour mexicain du chef de l’Etat.

On peut s’opposer sans salir ses dirigeants, sans nuire à son pays. On peut certes être opposant, sans être bête et méchant”, écrit le parlementaire.

On peut être dirigeant sans être effrontément menteur a-t-on envie de lui répliquer. L’Élysée qui veut éteindre la polémique se borne à réaffirmer que Nicolas Sarkozy était “invité” par le président Félipe Calderon.



Fusion : y a pas d'problème !


Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53091
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 23:16
Le comportement de Mr Elkabbach est pitoyable. Il n'est qu'une triste caricature du journalisme et ne rend pas service à sa profession dont l'image est déjà très abimée dans l'opinion publique.  Une nouvelle preuve que certains journalistes et certaines puissances politiques et médiatiques sont intimement liés. Liés pour manipuler et tromper  l'opinion publique.

F. Bayrou vs Sarko l'US-OTAN intégré
Dans la 2e partie de la vidéo, extrait du débat sur l’OTAN entre François Bayrou, Régis Debray, Jean-François Sirinelli et Olivier Duhamel, sur le plateau de Taddeï dans Ce soir ou jamais, sur France 3.

Monsieur Elkabbach interrompt François BAYROU au moment où celui-ci évoque l'ignoble guerre d'Irak. Visiblement, il y a bien des sujets que l'on ne peut plus aborder librement dans les médias... La liberté d'expression est désormais verrouillée et réservée à une caste et à des "intellectuels" et des "penseurs" choisis pour porter la bonne parole...

Ces braves gens sont là pour nous expliquer comment penser. C'est vrai que ceux qui nous gouvernent ne se font pas une haute idée de l'intelligence du peuple. Certains sont même persuadés que les Français croient tout ce que la télévision leur montre ou leur raconte.

Je ne sais plus qui disait que celui qui contrôle les médias contrôle les esprits et celui qui contrôle les esprits domine  le pays... En tout cas, ceux qui sont au pouvoir grâce à l'appui de ces médias complices pervertissent la démocratie. 

François BAYROU n’a pas apprécié la manière dont Jean-Pierre Elkabbach a présenté, sur Europe 1, la réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN. Il a eu raison de lui répondre que le journaliste qu'il prétend être, ne fait que relayer la propagande du gouvernement.

Elkabbach affirme que François BAYROU est "l’avocat du diable" et que lui se devait de jouer l’autre rôle...  Après lui avoir précisé que tout ce qu'expliquait le Président du Mouvement Démocrate, c'était du "baratin".


François BAYROU a remis les pendules à l'heure en lui précisant qu’il n’était pas l’avocat du diable, mais l'avocat de la France !

Et s'il fallait vraiment déterminer qui est le véritable avocat du diable dans ce pays, Elkabbach est imbattable.

Selon un sondage Ifop/Paris Match, seuls 37% des Français s'opposent au retour de la France dans l'OTAN, ce qui laisserait entendre que l'immense majorité des Français - (58% ????) - souhaite le retour de notre pays dans une organisation sous contrôle americain et où nous avons tout à perdre et rien à gagner.

Qui peut croire que 58% des Français veulent le retour dans l'OTAN ?

On nous prend pour des imbéciles. Alors que depuis 40 ans tous les Présidents qui se sont succédés, gauche et droite confondus,  ont veillé à sauvegarder notre liberté de choisir, SARKOZY voudrait nous convaincre d'y renoncer ?

Sans oublier de préciser que cela correspond tout à fait à la nature indépendante et pacifique du peuple français qui n'a aucune envie d'aller faire la guerre à des peuples innocents.

Monsieur SARKOZY
veut-il faire des Français, les mercenaires des néoconservateurs américains ?

Veut-il nous nous entrainer un jour prochain dans l'effrayant  "Choc des civilisations" planifié par une partie de ses influents amis ?

La manipulation des sondages est l'un des grands dangers qui menace une démocratie corrompue comme la notre. On leur fait dire ce qui arrange les pouvoirs en place.

Pourtant, si vous faites le tour d'Internet, vous constaterez qu'une immense majorité des citoyens qui s'expriment sur ce sujet, y sont défavorables. (Exemple sur Agoravox, le média citoyen : 89 % des Agoravoxiens sont contre le retour de la France dans l'OTAN.)

Mais pour ça comme pour le reste, le pouvoir en place ne se soucie plus de ce que pense le peuple.

Nous sommes dans une République bananière où ceux qui sont élus ne sont pas au service du peuple mais aux ordres de ceux qui ont financé leurs campagnes électorales..

Pire, nous sommes à la merci d'un pouvoir autoritaire et liberticide qui peut désigner comme "terroriste" n'importe quel citoyen qui manifesterait ses désaccords d'une manière un peu bruyante !

Depuis Septembre 2001 et sous l'impulsion de Nicolas SARKOZY, 18 lois liberticides ont été votées sans que les citoyens n'en sachent rien !

Les Français vivent dans un Etat policier sans le savoir !

François BAYROU
est le seul vrai contre-pouvoir et la seule alternative possible à cette parodie de démocratie.

Notre Président  François BAYROU, en homme d'Etat responsable, votera bien évidemment contre le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN à l’issue du débat au cours duquel François Fillon engagera la responsabilité du gouvernement.


Pour arriver à ses fins,  l'actuel Premier Ministre n'hésite pas à prendre en otages sa peu courageuse majorité UMP/Nouveau Centre, mais aussi le pays tout entier à qui on ne demande pas son avis sur une décision qui engage pourtant notre présent et le futur de nos enfants !

Mais dans quel cauchemar vivons-nous ? 

Cette décision grave prise par l'actuel gouvernement est lourde de conséquences car elle va à l'encontre de nos intérêts nationaux.

Et les citoyens n'auraient  pas droit au chapitre ?

Sarkozy et Fillon abandonnent l'indépendance de la France dans les mains d'un éventuel fou à venir, type G. W. BUSH, tout ça en échange de rien et nous devrions nous taire ?

Et le pire, c'est qu'à moins de descendre par millions dans la rue pour s'opposer à cette erreur historique qui menace notre sécurité collective, nous n'aurons pas d'autre choix que de subir les décisions irrationnelles et irresponsables de l'Omni-Président bling bling de la France, de l'UMP et des médias.

A se demander : "Mais pour qui roule Nicolas SARKOZY ?"

Pas pour la France et pas pour le peuple français en tout cas.

Si ses mots affirment une chose, ses actes démontrent l'exact contraire.

On appelle ça : une imposture.


Cordialement,
Marylise MARTINS




Si vous souhaitez revoir l'intégralité du débat sur France 3, n'hésitez pas. La discussion avec Régis Debré est de très haute qualité et d'un tout autre niveau de ce que nous a infligé Elkabbach.


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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 14:26

L’ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin, Hubert Védrine, a publié dans Le Monde un texte au titre éloquent, Pourquoi il faut s’opposer à une France atlantiste, qu’il reprend sur son blog.

Extraits.

"Le président Sarkozy veut que la France réintègre le commandement intégré de l’OTAN, trente-trois ans après que le général de Gaulle s’est résolu à en sortir. (...) On nous donne comme explication : en 1966, c’était la guerre froide, tout a changé.

Mais cela n’a pas de rapport. Ou alors c’est l’existence même de l’
OTAN qui devrait être remise en cause.

De Gaulle avait pris cette décision après huit années de demandes infructueuses auprès des Américains pour que les alliés européens puissent se faire entendre au sein de l’Alliance, et pour ne pas cautionner la nouvelle et dangereuse stratégie nucléaire de "riposte graduée".

Par la suite, tous ses successeurs, de droite comme de gauche, ont respecté cette décision stratégique devenue
la pierre de touche de la politique étrangère et de défense de la France. Cette position originale au sein de l’Alliance faisait l’objet d’un large consensus dans l’opinion française. Elle était depuis longtemps admise des Américains, d’autant qu’elle n’avait pas fait obstacle à l’adoption d’arrangements pratiques pour la coopération entre la France et l’OTAN et même à l’engagement de la France chaque fois qu’elle le décidait, comme on l’a vu sur divers théâtres.

Alors pourquoi cette rupture ?

On nous dit qu’elle va permettre à la fois de débloquer la défense européenne et d’"européaniser l’Alliance", et que nous aurons plus d’influence.
(...)

Ces avancées de la défense européenne nous ont déjà été présentées en dix mois comme une condition préalable, puis comme une démarche parallèle et maintenant comme une conséquence espérée de notre réintégration.

Demain comme un regret ? Ou comme un leurre ? La défense européenne avançant sur deux pieds - l’
OTAN et l’UE - évoque le mythique dahu ! Mais on met également en avant l’européanisation de l’Alliance qui découlerait de l’obtention de postes importants pour des Français dans la hiérarchie de l’OTAN (...).

On parle pour la France de commandements de moyenne importance à Norfolk et à Lisbonne. Mais de toute façon
est-ce que la nationalité des officiers qui reçoivent et transmettent les instructions du Pentagone a de l’importance, sans changement radical des modes de décision au sein de l’Alliance, ce que rien ne permet d’espérer, même aujourd’hui ?

Ce n’est pas parce que cette réintégration, conçue sous Georges Bush, prendrait effet sous le charismatique Obama, que les réalités transatlantiques disparaîtraient. L’administration américaine actuelle est plus aimable, mais a-t-elle une autre conception de l’Alliance ? Rien ne l’indique. (...)

Les inconvénients politiques sont évidents : envoyer au monde un signal de réalignement de la France, qui sera politiquement interprété comme tel, avec le déclassement et les risques qui en résulteront.

On nous dit : c’est symbolique puisque nous sommes déjà presque entièrement intégrés !

Eh bien oui, c’est symbolique, symbolique d’une volonté de normalisation qui, une fois la décision mise en oeuvre, développerait par
un effet d’engrenage tous ses effets. Il semble bien que la décision soit fondée sur des considérations idéologiques, atlantistes ou occidentalistes, comme on voudra : mettre fin à une "anomalie" au sein de la famille occidentale. On peut souhaiter autre chose pour la France. Il est encore temps d’en débattre."

En débattre, c’est justement ce que fera bientôt l’Assemblée nationale. Mais le Premier ministre François Fillon a annoncé qu’il engagerait sur ce sujet la responsabilité du gouvernement.

En clair, pour manifester son opposition à la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN, il faudrait que la majorité UMPiste aille jusqu’à renverser le gouvernement !

Autant dire que ce verrouillage garantit, sauf tsunami politique, que la décision de Nicolas Sarkozy, atlantiste hystérique depuis toujours - "On m’appelle Sarkozy l’Américain", se vantait-il - d’officiellement vassaliser la France, en jetant aux orties son indépendance nationale, ne sera aucunement contrariée.

Honte à lui !

La palme de l’hypocrisie à Roger Karoutchi, qui salue "un geste fort" qui "montre que le Parlement est bien le lieu du débat démocratique par excellence, dans le respect des institutions de la Ve République."

Quant au ministre de la défense Hervé Morin, il affirme sans rire : "Concrètement ça ne change rien, nous décidons de participer aux opérations que nous voulons, avec les moyens que nous voulons, nous décidons d’équiper nos forces comme nous le voulons".

Mais si ça ne change rien, pourquoi le faire, Tartuffe ?

Pour un référendum !

Nous soutenons pour notre part la position du Parti communiste, exprimée par Roland Muzeau, le porte-parole de ses députés : "Le gouvernement sait que l’opinion publique n’est pas favorable au retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN", écrit-il, dénonçant "cette manœuvre" et exigeant "que le peuple puisse s’exprimer par voie de référendum sur cette question d’importance. Le président de la République et son exécutif veulent imposer un choix particulièrement dangereux, celui d’un renforcement de la logique des blocs, celui des tensions internationales et de la guerre".

Mais Sarkozy se fiche bien de ce que veut le peuple français, comme l’a montré l’effroyable forfaiture du Traité de Lisbonne

 


PS
 : Sarko l’Américain, essai de Jean-Philippe Immarigeon, est paru chez Bourin Editeur.

 Source : Olivier Bonnet

 

 

Par La rédaction - Publié dans : Politique internationale
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /2009 15:25

Tout-puissant patron des programmes de France Télévisions, Patrice Duhamel subit les attaques de Nicolas Sarkozy.

Pourra-t-il résister longtemps ?


Peut-on tenir longtemps face aux assauts répétés d'un président de la République ? Est-il possible de résister indéfiniment aux oukases de Nicolas Sarkozy ?

C'est la question que doit se poser le patron des programmes de France Télévisions, Patrice Duhamel, que le locataire de l'Elysée a pris en grippe.

Et le mot est faible.

Voilà des mois, en effet, que le bras droit de Patrick de Carolis encaisse les coups, essuie les remontrances du chef de l'Etat, dont les interventions ont pris, depuis quelque temps, un tour particulièrement musclé.

Tout a démarré le 17 juin 2008, à l'Elysée, lors d'une banale remise de Légion d'honneur, en l'occurrence au photographe Yann Arthus-Bertrand, à laquelle était conviée une poignée de personnalités du monde de l'audiovisuel.

Son discours à peine terminé, Nicolas Sarkozy harponne Patrice Duhamel, à qui il administre une volée de bois vert devant une assistance médusée. Tout y passe: l'incurie des chaînes publiques, l'embauche de l'animateur Julien Courbet (l'une des bêtes noires cathodiques du chef de l'Etat), l'absence de clause d'audience dans les contrats d'animateurs...

Remonté comme une pendule, Nicolas Sarkozy va même, ce jour-là, jusqu'à reprocher à Duhamel de ne pas avoir diffusé, sur France 2, un match de l'équipe de France de football, dont la chaîne publique n'avait pourtant pas les droits...

"Homme à abattre".

Depuis cet épisode, le climat s'est dégradé et les incidents n'ont cessé de se multiplier. Au point que ce journaliste, dont beaucoup découvrent et saluent la témérité au fil des semaines, à France Télévisions, semble avoir remplacé Patrick de Carolis dans le rôle de l'"homme à abattre".

Si, à l'Elysée, on loue la manière avec laquelle l'ancien producteur des Racines et des ailes a pris à bras-le-corps la réforme audiovisuelle du chef de l'Etat, on brocarde, en revanche, le "mauvais esprit" d'un Duhamel qui ne jouerait pas le jeu.

Du coup, pas un mois sans que cela ne tangue. Un jour, c'est la carrière de Patrick Sabatier qui fait débat et mobilise Nicolas Sarkozy. Un autre, c'est le projet d'émission d'un autre de ses protégés, producteur de son métier, qui incite le président de la République à pourchasser Duhamel au téléphone, jusqu'à Vienne où il est alors en week-end...

Et, quand il ne parvient pas à ses fins, le chef de l'Etat confie à l'un de ses collaborateurs la tâche de réfléchir à l'avenir des émissions littéraires sur France Télévisions, court-circuitant par là même l'homme fort des programmes.

Ce bras de fer peut-il tourner à l'avantage de Nicolas Sarkozy ?

Décidés à écarter Patrice Duhamel de la position qu'il occupe, l'Elysée et le ministère de la Culture ont dépêché, il y a peu, des émissaires, afin de proposer au journaliste un poste au CSA, en lui faisant même miroiter l'éventuelle présidence de l'institution : flairant le piège, l'intéressé a poliment repoussé cette promotion en forme de porte de sortie...

Mais là ne devrait pas s'arrêter l'offensive.

Dans les difficiles négociations sociales et budgétaires qui s'annoncent entre l'Etat et France Télévisions, Patrice Duhamel pourrait devenir un enjeu. Patrick de Carolis sera-t-il contraint d'écarter son plus fidèle compagnon de route, au nom des intérêts de l'entreprise qu'il pilote ?

Sur la sellette, en juin 1996, alors qu'il était PDG de France Télévisions, Jean-Pierre Elkabbach avait cru opportun de se séparer de sa garde rapprochée, pensant ainsi sauver sa tête: ce geste, peu reluisant, ne l'avait pas empêché de démissionner quelques jours plus tard, après que Jacques Chirac et Alain Juppé l'eurent lâché.


Publié dans : Médias sous contrôle
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /2009 15:00

Nomination du fils de Devedjian : une nouvelle affaire Pérol ?

Après avoir été conseiller de Nicolas Sarkozy à Bercy entre 2004 et 2006, Thomas Devedjian intégrerait la direction du Fonds stratégique d’investissement… sous l’autorité du ministre du Plan de relance, Patrick Devedjian, son propre père!

En temps de crise, on peut toujours compter sur la famille !

C’est sans doute pour cette raison que, afin d'assurer les meilleures relations possibles entre Patrick Devedjian et le Fonds d’investissement stratégique créé dans le cadre du plan de relance, le fils du ministre devrait, selon le Canard enchaîné, intégrer l’équipe dirigeante de cet organisme !

Possible numéro 2, derrière Gilles Michel (membre du directoire de Peugeot Citroën ), Thomas Devedjian, la quarantaine, retrouverait donc la fonction publique où il avait déjà fait un tour entre 1999 et 2006, à Bercy, croisant son père, ministre de l’Industrie de 2004 à 2005, alors qu’il était conseiller technique auprès de Nicolas Sarkozy.

Chez Eurazeo, il assurait des rendements de 15% !
Pour participer à la gestion du Fonds de 20 milliards constitué pour relancer l’industrie française, le fils Devedjian dispose de quelques années d’expérience chez Eurazeo, société de private equity qui fixe des objectifs de rendement annuels de 15%.

Voilà qui est digne des objectifs de rénovation - (moralisation ?) - du capitalisme chers au gouvernement !

Autre atout : Eurazeo étant gestionnaire de plus de 80% du capital non coté d’Elis et d’Europcar ainsi que de 13,2% de Fraikin, tous trois spécialisés dans la location de véhicule, Thomas Devedjian ne sera pas dépaysé au FSI qui, après avoir pris 2,43% de participation dans l’équipementier automobile Valeo , prévoit déjà de soutenir la filière dans son ensemble. Eurazeo ne confirme ni n'infirme cette information qu'elle qualifie de "rumeur".

Prenant la forme d’une structure privée détenue à 49% par l’Etat et à 51% par la Caisse des dépôts et consignations, le fonds a déjà été dénoncé par l’union syndicale CGT Finances comme une menace à l’indépendance de la CDC dans ses placements et une augmentation des emprunts publics qui pourrait dégrader la note de la dette d’Etat.

"C’est une petite affaire Pérol ", juge un responsable de l’UMP interrogé par le Canard enchaîné.

"Petite"? Pas forcément : si dans le cas Pérol, l’entreprise est privée (mais sous subvention), Thomas Devedjian travaillera lui pour une entreprise financée par l’Etat et un organisme publi
c.

Mais comment en vouloir à Patrick Devedjian de prendre soin de sa famille en temps de crise ?

Reste à garder les yeux ouverts : il a encore trois enfants à caser.
 


Mise à jour mercredi 4 mars à 18h15
Ayant répondu aux sollicitations de Marianne2.fr, les services du ministère de la mise en œuvre du plan de relance ont confirmé l'information de la nomination de Thomas Devedjian mais ont tenu à préciser que Patrick Devedjian ne disposait « d'aucune tutelle » sur le FSI et que ce dernier avait appris la nouvelle par un coup de téléphone de son fils.

"Thomas Devedjian n'a été nommé que du fait de son expérience et de ses compétences", a-t-on insisté avant de s'étonner du "raccourci un peu rapide" fait entre cette nomination et celle de François Pérol.


Source : http://www.marianne2.fr/Nomination-du-fils-de-Devedjian-une-nouvelle-affaire-Perol-_a176683.html
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 01:31

François Bayrou, entouré des spécialistes de l’Internet Nicolas Voisin et Christophe Ginisty, a présenté à la presse ce mercredi les deux nouveaux outils Internet dont vient de se doter le Mouvement Démocrate.

www.lesdemocrates.fr, un réseau social ouvert à tous les démocrates

C’est la première fois qu’un parti politique va aussi loin en mettant en place, en construisant et proposant un réseau social sur Internet. Ce « média social des démocrates », d’une philosophie très différente des sites internet habituels, a pour but de constituer une communauté, un réseau dans lequel chacun pourra venir chercher des informations, échanger des analyses, faire surgir des évènements qui intéressent la communauté ou promouvoir des articles incitant à la réflexion.

Tous les démocrates sont invités à créer leur profil et profiter ainsi de toutes les possibilités de cet outil très ouvert : on peut y créer son blog, un groupe thématique, retrouver des « amis » sur le réseau… Tout un programme d’où pourront émerger les talents : la Une mettra en avant les meilleures plumes et les meilleures notes, ainsi qu’une Web TV et une revue de presse Internet créée par les internautes eux-mêmes.


www.forumdemocrate.fr, le premier bureau virtuel destiné aux adhérents

Destiné aux adhérents du Mouvement démocrate, le forum démocrate permet à chacun de retrouver sur internet un véritable bureau virtuel comme sur son ordinateur, mais cette fois en ligne.

Vous pouvez y ranger vos sites favoris, regarder les dernières vidéos démocrates, retrouver les adhérents de votre département inscrits sur le forum, dialoguer avec vos amis grâce à une messagerie instantanée… Vous y trouverez également un WIKI recensant une multitude d’informations sur le Mouvement Démocrate, telle une base de données documentaire, ainsi qu’un forum des actes militants, permettant à chacun de partager sa propre expérience et ses préconisations.

Un, deux, trois… cliquez ! C’est à vous qu’il appartient désormais de faire vivre le média social des démocrates et le forum des adhérents !

Retrouvez la vidéo de la conférence de presse de présentation :
http://www.dailymotion.com/user/mouvementdemocrate/video/x8hu04_conference-presse-25022009_news

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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 00:18

Le Mouvement Démocrate lancera le samedi 14 mars 2009 son Université populaire.

Ce lieu de réflexion ouvert et libre doit "porter le citoyen au niveau d'un décideur" et lui permettre d'affronter lucidement les questions majeures de notre société.

Pourquoi ouvrir une Université populaire et non pas, banalement, un "think tank", un "club" ou un "forum" ?

Pour permettre la rencontre et l’échange directs et réguliers entre des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des médiateurs, des novateurs qui tiennent à présenter leurs travaux au plus grand nombre, et des démocrates désireux d’élargir leur savoir, d’aviver leurs idées et d’approfondir leur engagement.

Pour envisager ainsi, sans allégeance partisane ni interférence avec les instances délibératives et les groupes de travail du Mouvement Démocrate, "une politique de vérité, d’éducation civique générale, d’information et de formation, destinée à porter le citoyen au niveau d’un décideur", selon François Bayrou.

Coopérative de savoirs et d’expérimentations, lieu de réflexion ouvert et libre, l’Université populaire examinera des questions majeures qui bousculent aujourd’hui les individus, les sociétés et les politiques, qui provoquent la démocratie et que nous devons donc affronter plus lucidement et mieux armés que jamais.

Sa mise en œuvre a été confiée à l’historien Jean-Pierre Rioux, assisté de Hugues Amourette et Martin Leveneur. Son accès est libre, sur inscription et dans la limite des places disponibles.

En 2009, elle tiendra cinq sessions, un samedi, à Paris et dans les régions. Le site Internet du Mouvement Démocrate signalera ses programmes et rendra compte de ses travaux.

Première session

Samedi 14 mars 2009 de 10h à 17h30
au Mouvement Démocrate, 133 bis rue de l’Université, 75007 Paris

La liberté numérique

La première session de l’Université populaire est consacrée à l’examen d’un aspect essentiel de la révolution numérique, qui habite chacun d’entre nous et qui a saisi le monde : cette liberté, si revendiquée et si disputée, si gratuite et si banalisée, qui est désormais liée à l’usage massif et intense d’Internet et autres avancées technologiques.

Il s’agit ici d’en mesurer la probabilité démocratique, la force citoyenne et la capacité politique.

Seront traités et discutés les points suivants :

  • "Les territoires et leur connexion", par Cécile Moulard (Sixième Continent, HEC), auteure de Mail Connexion (Au Diable Vauvert) ;
  • "Que faut-il entendre par fracture numérique ?", par Éric Guichard (Équipe Réseaux, savoirs et territoires  de l’École Normale Supérieure), co-auteur de Odyssée Internet. Enjeux sociaux (Presses Universitaires du Québec) ;
  • "Internet comme démocratie réticulaire", par Paul Mathias (Collège international de Philosophie), auteur de Des libertés numériques (PUF) ;
  • "La politique en ligne", par Christophe Ginisty (Internet sans frontières) ;
  • "Le pari de mediapart.fr", par Edwy Plenel (Mediapart), auteur notamment de La découverte du monde (Stock).

Deuxième session

Samedi 4 avril 2007, de 10h à 17h30
au Mouvement Démocrate,133 bis rue de l’Université, 75007 Paris

Panne de transmission, panne d’éducation

L’avenir appartient aux sociétés du savoir accru et partagé : toute fracture cognitive peut donc être fatale. Le présentisme et l’instantanéité ambiants signalent une rupture dans la temporalité et dans la transmission : nous voici orphelins du passé comme de l’avenir. Comment mesurer cette double latence ? Comment renouer ce qui s’est dénoué ? Comment tricoter de nouveau la transmission et l’éducation pour leur redonner du sens ? Pour lancer l’examen de questions aussi vitales, l’Université populaire propose ce jour-là une première série d’interventions, sur l’individu, la génération, la famille et l’enfant.

Au programme :

  • "Le goût de transmettre", par Nathalie Sarthou-Lajus (Études. Revue de culture contemporaine), co-auteur de La défaite de la volonté. Les formes contemporaines du destin (Le Cerf) ;
  • "Génération, classes moyennes : la panne", par Louis Chauvel (Observatoire sociologique du changement, Fondation Nationale des Sciences Politiques), auteur de Les classes moyennes à la dérive (Le Seuil) et Le Destin des générations (PUF) ;
  • "Le rôle et la place de la famille dans la transmission et l’éducation", par Marie-Claire Blais (Université de Rouen), auteure de La solidarité. Histoire d’une idée (Gallimard) et co-auteur de Conditions de l’éducation (Stock) ;
  • "Redonner du sens aux savoirs", par Marcel Gauchet (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Le Débat), co-auteur de Conditions de l’éducation (Stock) et auteur, notamment, de La démocratie d’une crise à l’autre (Éditions Cécile Defaut), La condition politique (Gallimard) et La démocratie contre elle-même (Gallimard).


Pour vous inscrire à l’une des sessions, envoyez un courrier électronique à : universitepopulaire@lesdemocrates.fr
en précisant vos coordonnées et la session à laquelle vous souhaitez participer.

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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 00:15

Le Mouvement Démocrate a organisé les élections pour la désignation des Présidents départementaux le 27 septembre dernier.


J’ai eu l’honneur de me présenter à cette élection et j’ai le plaisir d’informer les Noiséens que j’ai été élue Présidente départementale du MoDem avec plus de 60% des voix, devançant Mr Hervé Chevreau, Maire d’Épinay sur Seine et  Vice-Président de Plaine Commune, et d'autres candidats.


Notre Mouvement Démocrate est une nouvelle formation dans un paysage politique figé depuis trop longtemps entre la droite et la gauche.


La Seine St Denis et ses 1.300.000 habitants ont été trop longtemps négligés par les gouvernements successifs. Nous avons pourtant un potentiel de développement économique prometteur.


Prenons l’exemple de Noisy le Grand : Pôle économique de Marne La Vallée, notre ville est toujours en attente des 300.000m² de bureaux promis par l’État depuis 30ans


Malgré la déficience de l’Etat qui nous prive de rentrées fiscales importantes, notre ville a su faire face à ce désengagement, grâce à son dynamisme.


Cependant, la crise financière à laquelle nous sommes confrontés aura des répercussions sur nos finances locales dès 2009.


Malgré tout, nous constatons toujours une forte demande de logements en location et en accession à la propriété sur Noisy le Grand .


Devant les difficultés dues à la crise financière, crise qui nous concerne tous et qui va avoir de graves conséquences sur le plan économique et social, il est plus que temps de dépasser les clivages politiques traditionnels qui nous divisent et nous opposent, alors que notre pays a plus que jamais besoin de NOUS TOUS.


Pour ma part, représentante du MoDem 93, je suis ouverte à toute idée nouvelle et au dialogue, avec les femmes et les hommes qui partagent les valeurs humanistes et républicaines.



Marylise MARTINS

Présidente du Mouvement Démocrate de Seine Saint Denis

Noisy le Grand le 8 octobre 2008

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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 23:46

Lors des dernières élections municipales, 3 listes se sont présentées au suffrage des Noiséens, contre celle de la majorité sortante conduite par le Député Maire, Monsieur Michel Pajon.


Les listes d’opposition, chacune avec leur sensibilité et leur diversité, proposaient des  aménagements différents.


En ce qui nous concerne, notre liste MoDem avait proposé aux Noiséens, le retrait  de tous les périmètres d’étude afin de mettre en révision générale le plan local d’urbanisme et ouvrir une large concertation sur le développement futur de Noisy le Grand. Nous souhaitions maîtriser l’accroissement de la population.


De son côté, la majorité sortante annonçait de façon claire et nette sa volonté  d’urbaniser de façon importante les quartiers suivants : Les Bas Heurts, la Varenne, les Mastraits, Clos d’Ambert, Cossonneau et Richardets. D’ailleurs, la procédure d’approbation du dossier de création et de réalisation de la zac des Bas Heurts va reprendre prochainement.


Sur une élection municipale aussi importante pour l’avenir de notre ville, 48% des  Noiséens parfaitement informés des projets de Mr le Maire ont préféré s’abstenir, ce qui a permis la réélection de l’équipe sortante.


Aujourd’hui, bon nombre d’ abstentionnistes nous sollicitent pour faire modifier ces  projets.


Bien que Mr le Maire dispose d’une majorité écrasante au conseil municipal, pour  mettre en oeuvre son programme sur lequel il a été élu, nous resterons à l’écoute de tous les Noiséens qui souhaitent participer  au devenir de leur quartier.


Bonnes Fêtes.


Marylise MARTINS

Présidente du groupe MoDem

8 décembre 2008

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Marylise Martins


Marylise MARTINS

Présidente du Mouvement Démocrate de Seine Saint Denis
Conseillère Municipale d'Opposition
Présidente du groupe des élus MoDem/UDF
de Noisy le Grand (93)


Présentation

  • : Blog de Marylise Martins, espace de libre expression démocratique, ouvert à tous les citoyens qui souhaitent s'exprimer et ne peuvent faire entendre leurs voix ailleurs.
  • : 13/01/2008
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Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen



Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur; le magistrat la règle de ses devoirs; le législateur l'objet de sa mission.


En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la Déclaration suivante des Droits de l'Homme et du Citoyen.


Article premier
. Le but de la société est le bonheur commun; le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles.


Article 2
. Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.


Article 3
. Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.


Article 4
. La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale; elle est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.


Article 5
. Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.


Article 6
. La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe la nature; pour règle la justice; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.


Article 7
. Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la vole de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme. 


Article 8
. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.


Article 9
. La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.


Article 10
. Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l'autorité de la loi, doit obéir à l'instant; il se rend coupable par la résistance.


Article 11
. Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.


Article 12
. Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, seraient coupables, et doivent être punis.


Article 13
. Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.


Article 14
. Nul ne doit être jugé et puni qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu'elle existât serait une tyrannie ; l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.


Article 15
. La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.


Article 16
. Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.


Article 17
. Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.


Article 18
. Tout homme peut engager ses services, son temps; mais il ne peut se vendre, ni être vendu; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie. 


Article 19
. Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


Article 20
. Nulle contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.


Article 21
. Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.


Article 22
. - L'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.


Article 23
. La garantie sociale consiste dans l'action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.


Article 24
. Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.


Article 25
. La souveraineté réside dans le peuple; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.


Article 26
. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.


Article 27
. Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.


Article 28
. Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.


Article 29
. Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents. 


Article 30
. Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.


Article 31
. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.


Article 32
. Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.


Article 33
. La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.


Article 34
. Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.


Article 35
. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.



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