Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 19:09

Malgré le succès de la mobilisation du 19 mars, le gouvernement n'a pas l'intention de lâcher du lest et de mettre en place un nouveau plan de relance appelé de leurs voeux par les syndicats. François Fillon l'avait affirmé dès jeudi soir sur TF1, Brice Hortefeux et Henri Guaino l'ont confirmé vendredi matin sur RTL et LCI. Une attitude dénoncée avec virulence par la gauche.

La grande journée de mobilisation du 19 mars a été une réussite. Les syndicats s'en félicitent, le gouvernement le reconnaît à demi-mots. Pour autant, ce dernier n'entend pas changer d'un iota sa politique.

François Fillon l'avait affirmé dès jeudi soir au JT de 20 heures de TF1. Interrogée sur la mise en place éventuelle d'un nouveau plan de relance plus axé sur la consommation, le Premier ministre n'a guère laisse de place au doute: "Certainement pas". Histoire de bien faire passer le message, Brice Hortefeux a pris le relais vendredi matin.

"Ce ne sont pas simplement des défilés ou des manifestations qui permettront de sortir de la crise", a d'abord lancé le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, avant de faire part de son interprétation du mouvement: "Nous entendons le message qui est un message d'inquiétude, mais je ne pense pas qu'il y ait une demande de changement."L'ancien ministre de l'Immigration y voit en fait "une attente de concret et de souci de justice et cela est compréhensible".

Brice Hortefeux n'a pas oublié non plus de minimiser l'ampleur de la mobilisation. "Le nombre de manifestants est sensiblement le même que lors du 29 janvier et, en revanche, le nombre de grévistes est nettement moins important", a-t-il affirmé avant de louer la bonne réussite du service minimum. La communication du gouvernement est ici exactement la même qu'au lendemain de la mobilisation du 29 janvier.

Un "gouvernement sourd, aveugle, méprisant" pour Royal

Pour qu'un message soit entendu, il faut le marteler. Du coup, Henri Guaino est également monté au créneau vendredi matin. "Il n'y a pas eu énormément plus de manifestants hier que la première fois", a estimé le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur LCI.

Avant de lancer, avec un zeste de mauvaise foi: "Un million et demi, deux millions, trois millions, comme certains le prétendent dans les rues, ça fait quand même une petite fraction du corps électoral." Puis il a résumé à son tour la position gouvernementale: "On ne peut pas faire un nouveau plan de relance, un nouveau plan social à chaque fois qu'il y a une manifestation."

Cette attitude n'a évidemment pas été du goût de l'opposition. "C'est une angoisse générale et pendant ce temps-là on nous dit non, nous ne bougerons pas, nous ne ferons rien", a regretté sur France Inter Martine Aubry, se disant "suffoquée d'entendre le Premier ministre (...) oser dire au fond que la France avait fait ce qu'elle avait à faire. (...) En France nous sommes avec des mesurettes qui ne sont pas à la hauteur aujourd'hui de la réponse attendue."

Ségolène Royal a de son côté dénoncé sur France Info ce "gouvernement sourd, aveugle, méprisant à l'égard des aspirations profondes d'un pays qui veut que cela change".

Pour l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007, "François Fillon n'a pas pris acte de la manifestation. Il n'a pas compris qu'il ne peut pas y avoir de paix sociale sans justice". La président de Poitou-Charentes y voit une "grave incompétence d'un pouvoir coupé du peuple", et souhaite la poursuite "de la protestation et de la pression". Cela dépend beaucoup des syndicats.

Ceux-ci avaient prévu vendredi matin de se réunir pour décider de la suite à donner à la mobilisation. Mais il faudra patienter encore. Car à l'issue de leur rencontre, ils ont décidé... de ne rien décider. Et de reporter leur décision au 30 mars prochain.


Source : http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200912/le-gouvernement-ignore-la-greve_196045.html


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Marylise Martins


Marylise MARTINS

Présidente du Mouvement Démocrate de Seine Saint Denis
Conseillère Municipale d’Opposition
Présidente du groupe des Élus MoDem/UDF de Noisy le Grand (93)


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  • : Blog de Marylise Martins, espace de libre expression démocratique, ouvert à tous les citoyens qui souhaitent s'exprimer et ne peuvent faire entendre leurs voix ailleurs.
  • : 13/01/2008
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Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen


Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur; le magistrat la règle de ses devoirs; le législateur l'objet de sa mission.

En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la Déclaration suivante des Droits de l'Homme et du Citoyen.


Article premier
. Le but de la société est le bonheur commun; le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles.


Article 2
. Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.


Article 3
. Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.


Article 4
. La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale; elle est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.


Article 5
. Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.


Article 6
. La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe la nature; pour règle la justice; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.


Article 7
. Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la vole de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme. 


Article 8
. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.


Article 9
. La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.


Article 10
. Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l'autorité de la loi, doit obéir à l'instant; il se rend coupable par la résistance.


Article 11
. Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.


Article 12
. Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, seraient coupables, et doivent être punis.


Article 13
. Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.


Article 14
. Nul ne doit être jugé et puni qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu'elle existât serait une tyrannie ; l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.


Article 15
. La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.


Article 16
. Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.


Article 17
. Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.


Article 18
. Tout homme peut engager ses services, son temps; mais il ne peut se vendre, ni être vendu; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie. 


Article 19
. Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


Article 20
. Nulle contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.


Article 21
. Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.


Article 22
. - L'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.


Article 23
. La garantie sociale consiste dans l'action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.


Article 24
. Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.


Article 25
. La souveraineté réside dans le peuple; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.


Article 26
. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.


Article 27
. Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.


Article 28
. Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.


Article 29
. Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents. 


Article 30
. Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.


Article 31
. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.


Article 32
. Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.


Article 33
. La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.


Article 34
. Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.


Article 35
. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.


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