Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 14:12
maire L'expulsion scandaleuse dont la Mairie de Bagnolet s'est rendue coupable est une honte !

Cette drôle de Gauche n'a rien à envier aux pires suppôts de l'apartheid.

Mettre à la rue des familles entières alors que dehors il faisait entre - 5 à - 10° est un acte inhumain.

Les entendre se justifier en expliquant que - je cite - : "La trêve hivernale ne s'applique pas à des gens sans droits ni titres." est simplement la preuve que les Droits de l'Homme sont le dernier des soucis pour ces gens qui se prétendent "de Gauche".

Mais sur quelle planète vivent ces élus de la République ? Ont-ils oublié qu'il s'agit là d'ETRES HUMAINS ? Même pour un communiste, un mandat électif n'autorise pas tous les abus de pouvoir...

Le Parti Communiste devrait exclure le maire de BAGNOLET.  S'il ne le fait pas, il démontrera qu'il cautionne  ces méthodes dignes de l'apartheid.

Si ce Parti décline un peu plus à chaque échéance éléctorale, c'est sans doute parce que les citoyens ont compris que si on peut les tromper souvent, on ne peut les tromper tout le temps.

Derrière le discours humaniste de certains élus de "Gauche" prétendant défendre les pauvres et les opprimés, se dessine  en réalité une autre réalité : Dans notre département, le PC semble se complaire dans une organisation politique composée de démagogues sans projet, de populistes xénophobes-faussement-humanistes et d'intolérables intolérants.

Le Parti Communiste de Bagnolet vient de démontrer par ses actes, qu'il ne peut plus faire illusion et que dans la course à la xénophobie, il n'a rien à envier à la majorité UMP & affidés.

Par – 5 °C, mercredi 10 février vers 6 h, les 80 habitant(e)s du 92 rue Victor-Hugo ont été expulsé(e)s avec brutalité par la police, ne leur laissant que 5 minutes pour prendre leurs affaires.

Soixante dix ans après Vichy et vingt ans après la fin de l'apartheid sud-africain,  on a l'impression de revivre le même cauchemar dans certaines villes de la banlieue parisienne. Seules les cibles ont changé...

Sitôt l’évacuation terminée, un tractopelle, commandé par la Mairie, a détruit la majeure partie du bâtiment, emportant dans les gravats, les biens, les papiers et autres objets de valeur restés à l’intérieur.

Accompagnés de militants de Droit Au Logement (DAL), les expulsé(e)s se sont rendu(e)s en délégation à la Mairie. Après 2 heures d’attente, en pleine tempête de neige, ils ont appris que personne ne les recevrait.

Les expulsé(e)s se sont alors réfugié au Gymnase municipal Jean Reneault, d’où, à la demande de la Mairie, ils ont à nouveau été délogés par la police.

C’est alors qu’ils ont installé des tentes en face du squat détruit et allumé un brasero pour passer la première nuit.

Dès jeudi 11, la Confédération Paysanne a ouvert ses locaux aux expulsé(e)s pour se réchauffer et se reposer.

Samedi 13 février, des propositions d’hébergement ont été faites à 18 personnes ou couples, dans des hôtels de Cergy-Pontoise et Gennevilliers. Ils n’ont pas pu accepter ces propositions, trop éloignées de Bagnolet et de leur lieu de travail. Quitter la Seine Saint-Denis serait de plus dangereux pour les sans-papiers.  Depuis, malgré de nombreuses relances, aucune autre proposition n’a été formulée.

Pourchassés

Depuis mercredi, un important dispositif policier quadrille le quartier, surveillant les allées et venues des expulsé(e)s. Jeudi 11 février à 13 h, la police est venue éteindre le brasero, confisquer les tentes et les sacs de couchage, jeter la soupe chaude et bloquer l’accès à la rue.

Mardi 16 février, les autorités ont ravagé le petit campement, menaçant une fois de plus de prendre les tentes et duvets. Les ruines de l’immeuble toujours gardées par la police et des vigiles.

Calomniés.

La violence de l’expulsion, la totale inhumanité des autorités a suscité une vive émotion parmi les Bagnoletais et nombre de citoyens de la région. Scandalisés, ils se sont organisés en comité de soutien, avec des associations, des organisations syndicales et des partis politiques.

Pour justifier ces méthodes violentes, depuis le début de l’affaire, la Mairie diffuse chaque jour des communiqués calomnieux et mensongers.  Les conditions de vie dans un squat étaient forcément difficiles, mais les problèmes n’y étaient pas plus importants que dans les autres quartiers de la ville.

Nous condamnons cette campagne de dénigrement orchestrée par le Maire et son premier adjoint.

Une date de table ronde, réunissant la Mairie, la Préfecture, les expulsé(e)s et leurs soutiens, aurait été fixée au 25 février à 11 h 30 mais pas confirmée.

Les agressions répétées, le refus des autorités de proposer des solutions d’hébergements acceptables ne créent pas les conditions de confiance nécessaires à la négociation.

Les expulsé(e)s, et le comité de soutien demandent :
* L’hébergement en attendant le relogement et si nécessaire par voie de réquisition
* De mener une enquête et sanctionner les responsables de cette destruction de biens injustifiée
* La régularisation des expulsés qui sont sans papiers

En qualité de Présidente du MODEM 93, j'apporte mon soutien aux victimes de ces expulsions inhumaines et arbitraires.

Etre un élu de la République exige que l'on fasse preuve d'humanité en toute circonstance. En l'occurrence, la Mairie de Bagnolet vient d'apporter la preuve que son sens de l'humanisme s'arrête là où commencent ses intérêts électoraux.

Au-delà des clivages idéologiques, les citoyens attachés aux valeurs et aux principes d'une République respectueuse des Droits de l'Homme, jugeront à sa juste mesure cette pratique cynique de la politique.

N'en doutons pas.


Marylise MARTINS
Présidente du MODEM 93
Par Marylise MARTINS - Publié dans : Réactions à l'actualité
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Commentaires

Bonsoir Madame Martins. Merci pour votre réaction; sincerement j'attendais qu'un des partis politiques présents dans ma ville s'exprime sur cette expulsion qui a eu lieu par -5° la semaine dernière à Bagnolet et qui m'a terriblement choquée
Je vous remercie d'être la première à dénoncer l'hypocrisie du PC
Commentaire n°1 posté par une noiséenne le 23/02/2010 à 23h06

Marylise Martins


Marylise MARTINS

Présidente du Mouvement Démocrate de Seine Saint Denis
Conseillère Municipale d’Opposition
Présidente du groupe des Élus MoDem/UDF de Noisy le Grand (93)


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  • : Blog de Marylise Martins, espace de libre expression démocratique, ouvert à tous les citoyens qui souhaitent s'exprimer et ne peuvent faire entendre leurs voix ailleurs.
  • : 13/01/2008
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Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen


Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur; le magistrat la règle de ses devoirs; le législateur l'objet de sa mission.

En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la Déclaration suivante des Droits de l'Homme et du Citoyen.


Article premier
. Le but de la société est le bonheur commun; le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles.


Article 2
. Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.


Article 3
. Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.


Article 4
. La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale; elle est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.


Article 5
. Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.


Article 6
. La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe la nature; pour règle la justice; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.


Article 7
. Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la vole de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme. 


Article 8
. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.


Article 9
. La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.


Article 10
. Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l'autorité de la loi, doit obéir à l'instant; il se rend coupable par la résistance.


Article 11
. Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.


Article 12
. Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, seraient coupables, et doivent être punis.


Article 13
. Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.


Article 14
. Nul ne doit être jugé et puni qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu'elle existât serait une tyrannie ; l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.


Article 15
. La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.


Article 16
. Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.


Article 17
. Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.


Article 18
. Tout homme peut engager ses services, son temps; mais il ne peut se vendre, ni être vendu; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance, entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie. 


Article 19
. Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


Article 20
. Nulle contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.


Article 21
. Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.


Article 22
. - L'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.


Article 23
. La garantie sociale consiste dans l'action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.


Article 24
. Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.


Article 25
. La souveraineté réside dans le peuple; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.


Article 26
. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.


Article 27
. Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.


Article 28
. Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.


Article 29
. Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents. 


Article 30
. Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.


Article 31
. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.


Article 32
. Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.


Article 33
. La résistance à l'oppression est la conséquence des autres Droits de l'homme.


Article 34
. Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.


Article 35
. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.


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