L'expulsion scandaleuse dont la Mairie de Bagnolet s'est rendue coupable est une honte !Cette drôle de Gauche n'a rien à envier aux pires suppôts de l'apartheid.
Mettre à la rue des familles entières alors que dehors il faisait entre - 5 à - 10° est un acte inhumain.
Les entendre se justifier en expliquant que - je cite - : "La trêve hivernale ne s'applique pas à des gens sans droits ni titres." est simplement la preuve que les Droits de l'Homme sont le dernier des soucis pour ces gens qui se prétendent "de Gauche".
Mais sur quelle planète vivent ces élus de la République ? Ont-ils oublié qu'il s'agit là d'ETRES HUMAINS ? Même pour un communiste, un mandat électif n'autorise pas tous les abus de pouvoir...
Le Parti Communiste devrait exclure le maire de BAGNOLET. S'il ne le fait pas, il démontrera qu'il cautionne ces méthodes dignes de l'apartheid.
Si ce Parti décline un peu plus à chaque échéance éléctorale, c'est sans doute parce que les citoyens ont compris que si on peut les tromper souvent, on ne peut les tromper tout le temps.
Derrière le discours humaniste de certains élus de "Gauche" prétendant défendre les pauvres et les opprimés, se dessine en réalité une autre réalité : Dans notre département, le PC semble se complaire dans une organisation politique composée de démagogues sans projet, de populistes xénophobes-faussement-humanistes et d'intolérables intolérants.
Le Parti Communiste de Bagnolet vient de démontrer par ses actes, qu'il ne peut plus faire illusion et que dans la course à la xénophobie, il n'a rien à envier à la majorité UMP & affidés.
Par – 5 °C, mercredi 10 février vers 6 h, les 80 habitant(e)s du 92 rue Victor-Hugo ont été expulsé(e)s avec brutalité par la police, ne leur laissant que 5 minutes pour prendre leurs affaires.
Soixante dix ans après Vichy et vingt ans après la fin de l'apartheid sud-africain, on a l'impression de revivre le même cauchemar dans certaines villes de la banlieue parisienne. Seules les cibles ont changé...
Sitôt l’évacuation terminée, un tractopelle, commandé par la Mairie, a détruit la majeure partie du bâtiment, emportant dans les gravats, les biens, les papiers et autres objets de valeur restés à l’intérieur.
Accompagnés de militants de Droit Au Logement (DAL), les expulsé(e)s se sont rendu(e)s en délégation à la Mairie. Après 2 heures d’attente, en pleine tempête de neige, ils ont appris que personne ne les recevrait.
Les expulsé(e)s se sont alors réfugié au Gymnase municipal Jean Reneault, d’où, à la demande de la Mairie, ils ont à nouveau été délogés par la police.
C’est alors qu’ils ont installé des tentes en face du squat détruit et allumé un brasero pour passer la première nuit.
Dès jeudi 11, la Confédération Paysanne a ouvert ses locaux aux expulsé(e)s pour se réchauffer et se reposer.
Samedi 13 février, des propositions d’hébergement ont été faites à 18 personnes ou couples, dans des hôtels de Cergy-Pontoise et Gennevilliers. Ils n’ont pas pu accepter ces propositions, trop éloignées de Bagnolet et de leur lieu de travail. Quitter la Seine Saint-Denis serait de plus dangereux pour les sans-papiers. Depuis, malgré de nombreuses relances, aucune autre proposition n’a été formulée.
Pourchassés
Depuis mercredi, un important dispositif policier quadrille le quartier, surveillant les allées et venues des expulsé(e)s. Jeudi 11 février à 13 h, la police est venue éteindre le brasero, confisquer les tentes et les sacs de couchage, jeter la soupe chaude et bloquer l’accès à la rue.
Mardi 16 février, les autorités ont ravagé le petit campement, menaçant une fois de plus de prendre les tentes et duvets. Les ruines de l’immeuble toujours gardées par la police et des vigiles.
Calomniés.
La violence de l’expulsion, la totale inhumanité des autorités a suscité une vive émotion parmi les Bagnoletais et nombre de citoyens de la région. Scandalisés, ils se sont organisés en comité de soutien, avec des associations, des organisations syndicales et des partis politiques.
Pour justifier ces méthodes violentes, depuis le début de l’affaire, la Mairie diffuse chaque jour des communiqués calomnieux et mensongers. Les conditions de vie dans un squat étaient forcément difficiles, mais les problèmes n’y étaient pas plus importants que dans les autres quartiers de la ville.
Nous condamnons cette campagne de dénigrement orchestrée par le Maire et son premier adjoint.
Une date de table ronde, réunissant la Mairie, la Préfecture, les expulsé(e)s et leurs soutiens, aurait été fixée au 25 février à 11 h 30 mais pas confirmée.
Les agressions répétées, le refus des autorités de proposer des solutions d’hébergements acceptables ne créent pas les conditions de confiance nécessaires à la négociation.
Les expulsé(e)s, et le comité de soutien demandent :
* L’hébergement en attendant le relogement et si nécessaire par voie de réquisition
* De mener une enquête et sanctionner les responsables de cette destruction de biens injustifiée
* La régularisation des expulsés qui sont sans papiers
En qualité de Présidente du MODEM 93, j'apporte mon soutien aux victimes de ces expulsions inhumaines et arbitraires.
Etre un élu de la République exige que l'on fasse preuve d'humanité en toute circonstance. En l'occurrence, la Mairie de Bagnolet vient d'apporter la preuve que son sens de l'humanisme s'arrête là où commencent ses intérêts électoraux.
Au-delà des clivages idéologiques, les citoyens attachés aux valeurs et aux principes d'une République respectueuse des Droits de l'Homme, jugeront à sa juste mesure cette pratique cynique de la politique.
N'en doutons pas.
Marylise MARTINS
Présidente du MODEM 93
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