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Blog de Marylise Martins, espace de libre expression démocratique, ouvert à tous les citoyens qui souhaitent s'exprimer et ne peuvent faire entendre leurs voix ailleurs.
Bilan national et local pour le Mouvement démocrate
Nous avons pris plusieurs jours afin d'analyser à tête reposée les résultats des élections
municipales 2008 et faire un bilan de la situation du Mouvement démocrate à l'issue de ces élections.
Tout d’abord, contrairement à ce qui a été dit sur plusieurs médias : les scores réalisés
par les candidats du Mouvement Démocrate montrent la réalité et la force de la ligne d'indépendance défendue par le Modem.
N’a-t-on pas tendance à dire que les électeurs font un choix de conviction lors du 1er tour puis un
choix d’élimination lors du second ? (beaucoup d’électeurs votent contre un candidat)
Ainsi, au 1er tour, sur les 350 villes où le Mouvement Démocrate présentaient des listes
autonomes, le score moyen réalisé est de 16% avec de nombreux maires et conseillers municipaux élus dans toute la France. Ainsi des maires Modem ont été élus dans 3 villes-préfectures :
Mont-de-Marsan ; Saint-Brieuc et Arras.
Pour bien mesurer la portée de ce score de 16%, il convient de garder à l'esprit que le MoDem a été créé le 1er décembre 2007 lors de son congrès fondateur à Villepinte
en Seine-Saint-Denis.
Jamais une force politique indépendante si jeune (3 mois d’existence) n’avait réussi à réaliser un tel score et à avoir une telle influence dans de nombreuses villes de France.
Malgré tout, ce résultat encourageant ne nous satisfait pas, nous aurions bien entendu aimé faire mieux et
convaincre plus de français.
Notre combat continuera car la France a besoin d’un centre puissant afin :
- de rénover et rajeunir la vie politique française et
mettre fin aux carriérismes politiques.
- de sortir de la logique stérile du bloc contre bloc
avec une majorité qui vote toujours « oui » et une opposition qui vote toujours « non »
- de proposer un projet politique novateur et
équilibré grâce auquel nous sortirons des dogmes et des vieilles idéologies pour oser s’ouvrir sur les idées et les projets intéressants d’où qu’ils
viennent.
- de réunir les personnes compétentes ayant en commun
les valeurs démocratiques et républicaines compatibles quelle que soit leur étiquette politique d'origine, afin de gouverner dans l’intérêt de tous les français.
- de mettre fin à l'instabilité politique française avec vagues roses qui succèdent aux vagues
bleues à seulement 10 mois d’intervalle et qui donnent à chaque fois tous les pouvoirs à un seul camp.
Nous avons également entendu les critiques venant des « deux grands partis » que nous
dérangeons tant alors même qu’ils tentaient de négocier des accords en coulisse avec le Modem.
Ainsi, nous sommes très fiers que François Bayrou ait refusé les manœuvres politiciennes proposées par l’UMP « je te laisse cette ville, tu me laisses celle là, et on te laisse
tranquille à Pau » et ce, même si ce courage n’a pas été récompensé immédiatement.
Alors oui, c’est difficile dans le système électoral français, d’être une 3ème force réellement indépendante en voie d’émergence, mais
nous n’abandonnerons pas notre combat politique.
Nous avons fait le choix, pour les élections nationales et encore plus pour les élections locales
de regarder les hommes et les projets avant de regarder les étiquettes politiques.
Cette façon de faire est nouvelle et nous comprenons qu’elle puisse surprendre, mais nous sommes convaincus que les français ne sont ni de
gauche, ni de droite, mais qu’ils soutiennent simplement les meilleurs projets et les meilleurs candidats à un moment donné.
Nous refusons également de considérer que tous les hommes de droite sont semblables (Alain Juppé n’est pas Brice Hortefeux, Xavier Darcos n’est
pas Rachida Dati etc..) et nous refusons de considérer que tous les hommes et femmes de gauche se ressemblent (Dominique Strauss-Kahn n’est pas Julien Dray, Martine Aubry n’est pas
Laurent Fabius etc…).
Notre volonté est de rassembler au-delà des clans et de construire des majorités sur des consensus en regardant l’intérêt des citoyens et
pas les « intérêts des appareils politiques ».
Au niveau local, c’est dans ce même esprit que nous avons refusé de rechercher des alliances de circonstances avec le PS et l’UMP Noiséens.
Aucun des deux partis ne proposait à nos yeux un projet qui aurait justifié notre adhésion et notre soutien.
Nous regrettons sincèrement cette situation car nous aurions aimé, comme dans d’autres villes, pouvoir construire un partenariat clair et
sincère avec une autre liste afin de travailler ensemble pour Noisy.
En effet, le pouvoir nous intéresse, mais pas à n’importe quel prix !
Et pourtant,
les propositions n’ont pas manqué, mais nous avons voulu maintenir notre position d’indépendance et refuser les tractations de dernière minute qui dégradent l’image de
la politique.
Vous pouvez compter sur nos élus au conseil municipal pour être une force d’opposition pragmatique et intelligente.
Le MoDem saura s’opposer avec force aux projets néfastes pour Noisy (les expropriations par exemple) mais saura également soutenir les projets qui seront utiles aux noiséens (la
construction d’une nouvelle piscine par exemple).
Publié le 06/04/2008 à 13h46 dans Mouvement démocrate