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Marylise Martins, Présidente du Mouvement Démocrate de la Seine Saint Denis et des élus MoDem/UDF de Noisy le Grand (blog)

Marylise Martins, Présidente du Mouvement Démocrate de la Seine Saint Denis et des élus MoDem/UDF de Noisy le Grand (blog)

Blog de Marylise Martins, espace de libre expression démocratique, ouvert à tous les citoyens qui souhaitent s'exprimer et ne peuvent faire entendre leurs voix ailleurs.

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Le gouvernement ignore la grève !


Malgré le succès de la mobilisation du 19 mars, le gouvernement n'a pas l'intention de lâcher du lest et de mettre en place un nouveau plan de relance appelé de leurs voeux par les syndicats. François Fillon l'avait affirmé dès jeudi soir sur TF1, Brice Hortefeux et Henri Guaino l'ont confirmé vendredi matin sur RTL et LCI. Une attitude dénoncée avec virulence par la gauche.

La grande journée de mobilisation du 19 mars a été une réussite. Les syndicats s'en félicitent, le gouvernement le reconnaît à demi-mots. Pour autant, ce dernier n'entend pas changer d'un iota sa politique.

François Fillon l'avait affirmé dès jeudi soir au JT de 20 heures de TF1. Interrogée sur la mise en place éventuelle d'un nouveau plan de relance plus axé sur la consommation, le Premier ministre n'a guère laisse de place au doute: "Certainement pas". Histoire de bien faire passer le message, Brice Hortefeux a pris le relais vendredi matin.

"Ce ne sont pas simplement des défilés ou des manifestations qui permettront de sortir de la crise", a d'abord lancé le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, avant de faire part de son interprétation du mouvement: "Nous entendons le message qui est un message d'inquiétude, mais je ne pense pas qu'il y ait une demande de changement."L'ancien ministre de l'Immigration y voit en fait "une attente de concret et de souci de justice et cela est compréhensible".

Brice Hortefeux n'a pas oublié non plus de minimiser l'ampleur de la mobilisation. "Le nombre de manifestants est sensiblement le même que lors du 29 janvier et, en revanche, le nombre de grévistes est nettement moins important", a-t-il affirmé avant de louer la bonne réussite du service minimum. La communication du gouvernement est ici exactement la même qu'au lendemain de la mobilisation du 29 janvier.

Un "gouvernement sourd, aveugle, méprisant" pour Royal

Pour qu'un message soit entendu, il faut le marteler. Du coup, Henri Guaino est également monté au créneau vendredi matin. "Il n'y a pas eu énormément plus de manifestants hier que la première fois", a estimé le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur LCI.

Avant de lancer, avec un zeste de mauvaise foi: "Un million et demi, deux millions, trois millions, comme certains le prétendent dans les rues, ça fait quand même une petite fraction du corps électoral." Puis il a résumé à son tour la position gouvernementale: "On ne peut pas faire un nouveau plan de relance, un nouveau plan social à chaque fois qu'il y a une manifestation."

Cette attitude n'a évidemment pas été du goût de l'opposition. "C'est une angoisse générale et pendant ce temps-là on nous dit non, nous ne bougerons pas, nous ne ferons rien", a regretté sur France Inter Martine Aubry, se disant "suffoquée d'entendre le Premier ministre (...) oser dire au fond que la France avait fait ce qu'elle avait à faire. (...) En France nous sommes avec des mesurettes qui ne sont pas à la hauteur aujourd'hui de la réponse attendue."

Ségolène Royal a de son côté dénoncé sur France Info ce "gouvernement sourd, aveugle, méprisant à l'égard des aspirations profondes d'un pays qui veut que cela change".

Pour l'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007, "François Fillon n'a pas pris acte de la manifestation. Il n'a pas compris qu'il ne peut pas y avoir de paix sociale sans justice". La président de Poitou-Charentes y voit une "grave incompétence d'un pouvoir coupé du peuple", et souhaite la poursuite "de la protestation et de la pression". Cela dépend beaucoup des syndicats.

Ceux-ci avaient prévu vendredi matin de se réunir pour décider de la suite à donner à la mobilisation. Mais il faudra patienter encore. Car à l'issue de leur rencontre, ils ont décidé... de ne rien décider. Et de reporter leur décision au 30 mars prochain.


Source : http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200912/le-gouvernement-ignore-la-greve_196045.html


Publié le 20/03/2009 à 19h09 dans Réactions à l'actualité

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